Mouillage de Lanseria 

decret du 5 juin 26 sur la conduite des bateaux en état ivresse:
 

À l'approche de la saison estivale, le gouvernement a renforcé la réglementation applicable à la conduite des bateaux de plaisance à moteur. Entré en vigueur le 5 juin 2026, le décret n°2026-434 renforce les règles applicables à la conduite des bateaux de plaisance à moteur en introduisant notamment les notions de conduite en état d'ivresse manifeste et de défaut de maîtrise du navire. Des mesures qui traduisent une volonté accrue des pouvoirs publics d'améliorer la sécurité sur l'eau.

La sécurité maritime fait l'objet d'une attention croissante des autorités françaises. Après le durcissement de la réglementation applicable à la navigation fluviale en matière d'alcool et de stupéfiants début 2025, un nouveau texte vise désormais la plaisance maritime.

Publié au Journal officiel du 4 juin 2026, le décret n°2026-434 crée deux nouvelles infractions dans le Code des transports.
Ces dispositions concernent directement les plaisanciers à moteur et pourraient entraîner un renforcement des contrôles durant l'été.

Ce que prévoit le décret n°2026-434 du 4 juin 2026 L'ivresse manifeste désormais sanctionnée en mer La principale évolution concerne l'introduction d'une infraction spécifique liée à la conduite d'un bateau en état d'ivresse manifeste.

Le nouveau décret permet désormais aux autorités de sanctionner directement un comportement laissant apparaître une consommation excessive d'alcool.
Le texte ne fixe toutefois aucun seuil d'alcoolémie précis comparable à celui appliqué sur la route. L'appréciation repose sur la notion juridique d'« ivresse manifeste », c'est-à-dire un état observable caractérisé par des troubles du comportement, de l'élocution, de l'équilibre ou de la vigilance.

Des sanctions pouvant aller jusqu'à la confiscation du bateau La nouvelle infraction est punie d'une contravention de quatrième classe.
Au-delà de l'amende, le texte prévoit plusieurs sanctions complémentaires pouvant être prononcées par les juridictions compétentes.
Parmi elles figurent notamment : le retrait du permis plaisance pour une durée pouvant atteindre un an ou davantage selon les circonstances ; l'interdiction temporaire de conduire un navire ; dans certains cas, la confiscation du bateau.


Le défaut de maîtrise du navire autre nouveauté majeure du décret concerne l'apparition de la notion de « défaut de maîtrise du navire ». 
Concrètement, le pilote d'un bateau devra être en mesure d'adapter sa vitesse et sa conduite aux circonstances de navigation.

Sont notamment visées les situations suivantes : croisement avec d'autres navires ; opérations de dépassement ; navigation dans des zones à forte fréquentation ; visibilité réduite ; proximité d'obstacles ou de dangers particuliers ; conditions météorologiques dégradées.
Là encore, le non-respect de cette obligation expose le plaisancier à une contravention de quatrième classe. 

Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics cherchent à rapprocher certaines règles de sécurité maritime de celles déjà en vigueur dans le transport routier.

Cette évolution s'est notamment traduite en janvier 2025 par un renforcement des sanctions applicables à la navigation fluviale sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants.


Inattention, vitesse inadaptée, méconnaissance de l'environnement de navigation ou consommation d'alcool figurent régulièrement parmi les éléments identifiés lors des enquêtes menées après un accident.
La multiplication des engins rapides, l'augmentation de la fréquentation estivale des zones côtières et le développement des activités nautiques contribuent également à renforcer les enjeux de sécurité.

Pour les plaisanciers, les bonnes pratiques restent inchangées : préparer sa navigation, adapter sa vitesse aux conditions de circulation, respecter les distances de sécurité, surveiller la météo et éviter toute consommation d'alcool susceptible d'altérer ses capacités de jugement ou de réaction.

Avec l'entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions, les autorités disposent désormais d'outils juridiques supplémentaires pour sanctionner les comportements jugés dangereux et renforcer la sécurité de tous les usagers en mer.



 

 



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